«Je reste toujours dans le doute. On se rend compte qu'une grande partie des points marqués l'ont été sur un premier temps de jeu ou de la relance. On sait que l'on est fort sur la relance. Je passerai sur les premiers temps de jeu compte tenu du visage défensif de l'Italie qui, techniquement, a été catastrophique. On a eu une situation hybride entre une défense contrôlée et une défense agressive. C'était informe. Ça m'a fait penser au match des Français l'an passé à Twickenham contre l'Angleterre (34-10). Je mets les essais de David Marty sur le compte d'une défense complètement aberrante : Canale monte en agressif alors que les deux derniers défenseurs restent en retrait. On ne verra jamais ça contre les nations majeures. C'est bien pour ça qu'il faut arrêter de parler de match piège face à l'Italie. C'est de la modestie mal placée.
«Là où le doute peut toujours exister, c'est sur cette capacité à créer le jeu sur nos propres ballons»
J'attends encore les Bleus sur de la pure construction de jeu avec des enchaînements sur phases statiques : touches et mêlées. Il faut arriver à déstabiliser la défense sur notre conquête. On a retrouvé les Français contre l'Italie sur de la conquête, de la défense et sur de la relance générée par la confiance. Avec Clément Poitrenaud, Julien Malzieu, Alexis Palisson, on a les joueurs pour le faire. Au niveau européen, il n'y a pas de soucis et je ne vois pas comment l'Angleterre pourrait nous inquiéter après leur match nul contre l'Ecosse (15-15). Mais si demain on joue les All Blacks, on utilisera sans doute ce secteur moins facilement. Là où le doute peut toujours exister, c'est sur cette capacité à créer le jeu sur nos ballons. Il y a encore un manque de maîtrise sur la capacité à conserver le ballon tout en pouvant créer du déséquilibre.
Aujourd'hui, on ne peut pas dire que l'équipe de France est performante dans la construction de son jeu. Depuis le début du Tournoi, je n'ai pas vu les Français capables de tenir le ballon pour véritablement enchaîner avec de la redistribution bien huilée. C'est le seul bémol que je peux mettre avec une idée de perfection. Après, on est la seule équipe à avoir passé 40 points aux Italiens. On est installés sur le toit de l'Europe. Tirons notre coup de chapeau au staff. Mais il faut aussi raisonner dans l'optique de la Coupe du monde... Pour revenir sur ce France-Angleterre, je reste confiant. C'est le match du Grand Chelem, le dernier match du Tournoi, le "Crunch" au Stade de France : les Anglais peuvent en prendre un plein seau.»

Pour Alain Penaud, les Brivistes, tombeurs de Perpignan et Toulon, peuvent réaliser de...
Mise à jour de votre statutVotre statut a bien été modifié et est désormais visible par tout vos amis. |
||